« Jean Paulhan après la guerre : reconstruire la littérature » (soutenance de thèse de Camille Koskas, 21 novembre, Paris)

Camille Koskas nous fait l’amitié de nous convier à sa soutenance de thèse qui aura lieu le mardi 21 novembre, de 14h à 18h en salle des thèses, 15 rue de l’École de Médecine, Campus Cordeliers, escalier C, Rez-de-chaussée. Le jury sera composé de Didier Alexandre, Anne Simonin, Michel Murat, Jean-Louis Jeannelle et Jean-Michel Wittmann.

Voici le titre et le résumé de sa thèse, dirigée par le professeur Michel Murat :

Jean Paulhan après la guerre : reconstruire la littérature.

« L’ensemble des interventions réalisées par Paulhan dans l’après-guerre peut se lire à l’aune de ce programme : comment reconstruire une communauté littéraire menacée par les dissensions héritées de la guerre ainsi que par la politisation accrue des enjeux ? Comment redéfinir les valeurs qui permettent de la rassembler à un moment de renouvellement profond des acteurs et des institutions qui en constituaient les références, mais aussi des usages et des pratiques de lecture ? Ce sont ces questions que nous entendons examiner. Une large part de notre travail est consacrée à l’activité revuiste de Paulhan : en effet, Les Cahiers de la Pléiade, comme La NN.R.F., sont conçus par celui-ci comme un moyen privilégié pour ressouder une communauté littéraire éclatée et pour tenter de reconfigurer les hiérarchies qui structurent le champ littéraire. Nous proposons d’abord un récit chronologique de la renaissance de La NN R.F. dès 1953, en nous appuyant sur un important ensemble d’archives inédites. Nous abordons ensuite la question de la place du roman dans la revue : quel paysage romanesque la revue donne-t-elle à voir ? Est-elle à même de promouvoir de jeunes romanciers et de dessiner des directions au sein du champ littéraire des années 1950 ? On s’intéresse enfin aux réflexions théoriques de Paulhan sur la valeur littéraire. Nous examinons la position de Paulhan face à trois phénomènes décisifs qui modifient en profondeur la définition de cette valeur : la renégociation des rapports entre littérature légitime et non légitime, avec l’exemple de la défense de la littérature érotique ; la relève générationnelle ; le constat d’une crise du jugement critique. »

La soutenance sera suivie d’un pot, dans le cloître du 15 rue de l’École de Médecine. Voici ci joint le plan pour se rendre à la salle de soutenance :