Séminaire « Les écrits de soi » (Jean-Louis Jeannelle et Françoise Simonet-Tenant, 26 janvier 2022, 17h-19h).

Françoise Simonet-Tenant nous informe que Jean-Louis Jeannelle et Jean-Christophe Igalens sont à l’initiative d’un séminaire sur les écrits de soi (en rapport avec le site EcriSoi que nous espérons mettre en ligne fin janvier, dans sa forme provisoire) dont plusieurs séances ont déjà eu lieu. La prochaine séance a basculé en visio et sera consacrée à l’actualité éditoriale sur les journaux, correspondances, mémoires.

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ID de réunion : 849 6680 5422
Code secret : 386985


Perspectives croisées : actualité de la recherche sur les écrits de soi au CELLF – mercredi 26 janvier 2022, 17h-19h

    Journaux et correspondances
dialogue animé par Françoise Simonet-Tenant et Francis Walsh : 

o   Emmanuelle TabetMéditer plume en main. Journal intime et exercice spirituel, Paris, Classiques Garnier, publié le 28/07/2021

o   Julien Green, Toute ma vie : journal intégral, t. II (1940-1945) & III (1946-1950), éd. Guillaume Fau, Carole Auroy, Alexandre de Vitry et Tristan de Lafond, Paris, Bouquins, 2021. 

o   Jules Supervielle, Choix de lettres, éd. Sophie-Anna Fischbach, Paris, Classiques Garnier, publié le 15/07/2021.

Mémoires
dialogue animé par Jean-Christophe Igalens et Jean-Louis Jeannelle

o   Damien Crelier, Passions de Saint-Simon. Écritures de l’histoire et affectivité, Paris, Hermann, publié le 07/07/2021

o   Louise Michel, Mémoires. 1886, éd. Claude Rétat, Paris, Gallimard, publié le 04/03/2021

o   Casanova, Histoire de ma vie, éd. Michel Delon, Paris, Gallimard, publié le 14/01/2021

Marc Forestier : La vie épistolaire d’Henriette d’Angeville

Marc Forestier nous informe de la parution de La vie épistolaire d’Henriette d’Angeville(1794-1871), pionnière de l’alpinisme féminin et grande épistolière, que la romancière britannique Lady Bulwer considérait comme l’égale de Madame de Sévigne.

Vous pouvez lire en ligne la préface de l’historien Peter Southam, et retrouver la table des matières, ainsi qu’un bon de commande à télécharger.

Séminaire Multilinguismes  & Séminaire Autobiographie et Correspondances Journée d’études Pouchkine 5 octobre 2019 (14h30-16h30)

Séminaire Multilinguismes
& Séminaire Autobiographie et Correspondances


Journée d’études Pouchkine
5 octobre 2019 (14h30-16h30)
ENS, 46 rue d’Ulm, Salle des Conférences

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Nina Dmitrieva
(Institut Pouchkine, Saint-Pétersbourg)

Le bilinguisme au temps de Pouchkine

 

Le français, dont l’expansion internationale a commencé dans la société intellectuelle russe du XVIIIe siècle, accède à une position dominante dans le premier tiers du XIXe. Langue précise et équilibrée, « langue de la pensée » selon Pouchkine, le français devient non seulement la langue de la communication avec l’Europe, mais aussi un mode d’accès à sa culture et à ses littératures. Le russe ne disparaît certes pas pour autant russe, et le russe littéraire tend même à se développer. Le grand poète Alexandre Pouchkine, surnommé « le Français » au lycée (car il écrivait et parlait français), est considéré comme le fondateur de la langue russe littéraire. En Russie, les correspondances et les manuscrits de l’époque témoignent d’une situation bilingue extrêmement diverse. Les manuscrits (les brouillons) et la correspondance bilingues de Pouchkine, magnifique exemple de code switching, permettent d’observer en détail sa pratique d’écrivain.

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Nina Dmitrieva est directrice de recherche à l’Institut de littérature russe de l’Académie des sciences de Russie Pouchkinsky Dom (Saint-Pétersbourg). Elle a publié de nombreux travaux sur Pouchkine, notamment : « Du bilinguisme dans les manuscrits de Pouchkine », dans Les langues des manuscrits, Saint-Pétersbourg, 2000, p. 85-93 ; « Comment éditer les textes français de Pouchkine », dans Textologie et pratique éditoriale. Rencontre entre chercheurs français et russes, Moscou, 2003, p. 223-228 ; « La renommé de Pouchkine à l’étranger de son vivant », dans Issledovania i materialy XVIII XIX, S.-Pétersbourg, 2004, p. 267-279 ; et « Pouchkin’s letters in French”, dans French and Russian in imperial Russia, vol 1: Language Use among the Russian Elite, Édimbourg, 2015, p. 172-192.

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Ekaterina Dmitrieva
(Institut Gorki, Saint-Pétersbourg)

Madrigaux, épigrammes, prose épistolaire : bilinguisme et multilinguisme dans l’œuvre de Pouchkine

La conférence consistera en une analyse comparée de l’utilisation du français par Pouchkine dans ses poèmes, ses proses et sa correspondance. Le passage du russe au français, et vice versa, est dénommé de diverses manières selon le genre littéraire où on l’observe ; au-delà de l’étiquette que l’on attache à sa fonction, toutefois, il entraîne le choix d’un style spécifique, tributaire de l’univers qui s’attache à l’une ou l’autre des deux langues en jeu.

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Ekaterina Dmitrieva, directrice de recherche à l’Institut de Littérature mondiale (Institut Gorki), à l’Académie des Sciences de Russie, est professeur de littérature comparée à l’Université des sciences humaines et au Collège universitaire de Moscou. Elle a été professeur invité à l’université Paris 8, à l’université de Picardie et à l’ENS. Elle consacre aujourd’hui sa recherche à l’histoire de la méthode comparée, ainsi qu’à l’esthétique baroque et romantique en Russie, en France et en Allemagne. Elle collabore à l’édition des Œuvres complètes de Nicolas Gogol et est également traductrice (Valère Novarina, Julien Gracq, Antoine Volodine).