Appel à communications : conférence IABA Europe (Varsovie, 2023)

Notre ami Pawel Rodak nous transmet l’annonce et l’appel à communication de la prochaine conférence IABA (International Association for Biography and Autobiography) qui se tiendra à Varsovie du 5 au 8 juillet 2023.

 » Nous sommes heureux de vous annoncer la tenue de la prochaine conférence IABA Europe à Varsovie (Pologne), du 5 au 8 juillet 2023. La conférence se tiendra en présentiel uniquement. Son thème, Écritures de la vie en temps de crise, est à mettre en relation avec les défis auxquels nous avons été confrontés en Europe et partout dans le monde durant ces dernières années? Beaucoup de choses ont changé depuis l’édition 2019 de la conférence IABA à Madrid. L’accélération des changements climatiques, la pandémie de COVID-19 et, désormais, la guerre en Ukraine ont changé notablement non seulement notre perception du monde, mais aussi la manière dont nous consignons nos expériences autobiographiques (nos pratiques d’écriture de la vie) . Un des éléments les plus cruciaux de la difficile situation européenne, comme dans d’autres parties du monde, est la crise des réfugiés. Ces dernières années, des habitants de pays frappés par la guerre et de terribles conflits – Syrie, Irak, Afghanistan ou certains états africains – sont venus chercher une existence plus paisible auprès de certaines communautés européennes. Aujourd’hui, des millions d’Ukrainiens se retrouvent dans la même situation… « [suite dans la pièce jointe]

« We are pleased to announce that the next IABA Europe Conference will be held in Warsaw, Poland, from July 5th to July 8th 2023. The conference will be held on-site only. The theme of the conference, Life-Writing in Times of Crisis, relates to the challenges we have had to face in Europe and all around the world in recent years. A lot has changed since the 2019 IABA Europe conference in Madrid. The accelerating climate crisis, the COVID–19 pandemic, and then the war in Ukraine have significantly influenced not only our perception of the world, but also the ways in which we record autobiographical experiences (the practice of writing about one’s own life). A crucial component of the difficult situation in Europe and other parts of the world is the refugee crisis. In recent years, inhabitants of countries affected by wars and terrible conflicts – Syria, Iraq, Afghanistan or African states – have been seeking peace among European communities. Today, millions of Ukrainians are in the same situation… » [read more in attached pdf file]

Site web de la conférence : https://iabawarsaw2023.eu

Appel à communications : 6e colloque international Yves Navarre : 9 et 10 juin 2023, Condom

Lieux de vie, territoires de l’écrit

Yves Navarre a toujours accordé de l’importance à ses origines gasconnes. Il en parlait avec fierté et aimait à rappeler ses racines. Né à Condom, ses familles maternelles (Bax et Rigal) et paternelles (Navarre et Dumas) étaient installées dans cette ville. Plusieurs de ses ouvrages évoquent la campagne gersoise ou sont inspirés d’anecdotes tirées de l’histoire familiale, tels Le petit Galopin de nos corps, Biographie, Le Jardin d’acclimatation. Même lorsque l’auteur décida de quitter Paris pour Montréal, il prit soin de préciser qu’il quittait Paris et non la France pour rejoindre une « province des textes », proche finalement de cette autre province dont il était originaire, la Gascogne.

En 2023 paraîtra le quatrième volume des Œuvres complètes de l’auteur, qui comprendra plusieurs inédits et deux livres majeurs : Biographie, ouvrage où récit autobiographique et journal s’entrelacent pour suivre le parcours de toute une vie, et Le Jardin d’acclimatation, roman qui se verra décerner le prix Goncourt en 1980. Dans les deux ouvrages, la part faite au pays natal, soit par référence directe soit par les noms de lieux qui y figurent, est conséquente. D’autres textes de l’auteur font référence à la Gascogne natale, attestant de l’importance qu’Yves Navarre accordait à ses origines.

En 2023 également aura lieu le sixième colloque international Yves Navarre, dans le Théâtre des Carmes à Condom. Le thème retenu, « Lieux de vie, territoires de l’écrit », sera l’occasion de réfléchir aux liens entre les lieux et l’écriture dans la vie et l’œuvre de l’auteur. On pourra s’intéresser aux axes de réflexion suivants (liste non limitative), en se penchant sur la vie et / ou l’œuvre d’Yves Navarre :

  • le rôle du paysage 
  • terre natale et villes d’adoption
  • lieux de vie et lieux d’écriture 
  • lieux de mémoire, terrain de l’autobiographie
  • poétique des lieux dans l’œuvre : transposition, représentation, description 
  • du côté de Condom : aux sources de l’œuvre 
  • espace urbain et espace rural : fracture ou complémentarité ?
  • espace textuel et espace géographique
  • centre et périphérie : traitement littéraire de l’espace
  • lieux de fiction et lieux réels
  • quel(s) lieu(x) de vie pour quel(s) usage(s) ?
  • appartenance / non-appartenance à un lieu

Ce colloque, organisé par l’association Les Amis d’Yves Navarre, aura lieu au Théâtre des Carmes de Condom les 9 et 10 juin 2023. Merci à la Ville de Condom pour son soutien. Nous vous invitons à envoyer vos propositions (entre 250 et 300 mots, avec titre) accompagnées d’une brève notice biographique à l’attention de Sylvie Lannegrand, présidente des Amis d’Yves Navarre, au plus tard le 17 février à l’adresse mail suivante : contact@amis-yvesnavarre.org.

Appel à communications : « Les écritures de soi, un objet transdisciplinaire. Enjeux d’une définition et d’une approche historico-littéraires » (Université de Rouen et Sorbonne Université, novembre 2023).

Jean-Louis Jeannelle et Violaine Vielmas nous informent de la tenue du colloque « Les écritures de soi, un objet transdisciplinaire. Enjeux d’une définition et d’une approche historico-littéraires qui se tiendra à l’Université de Rouen (Mont-Saint-Aignan) le jeudi 16 novembre 2023 et sur le site de Sorbonne Université le vendredi 17 novembre 2023.

La récente création du site « EcriSoi », fondé par les chercheurs des laboratoires du CÉRÉdI et du CELLF, répond à la nécessité d’un développement des réflexions épistémologiques portant sur les écritures de soi. « Nébuleuse aux contours variables selon les positions théoriques » comme l’a rappelé Françoise Simonet-Tenant (Dictionnaire de l’autobiographie), la notion recouvre généralement « l’autobiographie, le journal personnel, la correspondance et les Mémoires ». Les correspondances – constituées en genre littéraire par leurs publications à partir de la fin du XVIIIème siècle – et les journaux intimes – en plein essor éditorial durant la seconde moitié du XIXème siècle – suivent un mouvement historique dans la canonisation progressive et l’évolution du statut des écritures de soi.

À la suite de ces entreprises éditoriales et des travaux de Georges Gusdorf, la théorie littéraire a contribué à la réévaluation de ces corpus. En effet, les réflexions autour de la littérarité – menées, entre autres, par Gérard Genette (Fiction et diction) et Philippe Lejeune (Le pacte autobiographique) – ont modifié le statut des écritures de soi. Désormais, celles-ci ne relèvent plus de documents non-littéraires, de sources, mais d’œuvres à part entière : des œuvres factuelles.

À partir du XXème siècle, ce concept semble construire une tension : d’un côté, l’objet ainsi désigné se constituerait en fonction d’une appréciation de sa valeur esthétique – c’est la « littérarité conditionnelle » (Fiction et diction) –, de l’autre, il rapporterait des faits – dont Françoise Lavocat a montré qu’ils étaient pris dans une relation avec les « artefacts fictionnels » (Fait et fiction). Les écritures de soi relèveraient de la recherche historique et littéraire : la première mettant l’accent sur son caractère factuel, la seconde sur ses phénomènes esthétiques. Il conviendra alors d’interroger ce présupposé, sa valeur et son histoire. Nous souhaitons également en explorer les conséquences : éclaire-t-il un continuum ou invite-t-il à un dépassement ?

La suite de l’appel et les modalités pratiques peuvent être téléchargées ci-dessous :

Ouvrage collectif : Correspondances d’écrivains pendant la pandémie de Covid-19 : entre l’individuel et le social, du privé au public

APPEL À CONTRIBUTIONS POUR UN OUVRAGE COLLECTIF

Correspondances d’écrivains pendant la pandémie de Covid-19 :

entre l’individuel et le social, du privé au public

La pandémie de Covid-19 aura inspiré des œuvres littéraires (poèmes, récits, nouvelles, romans, etc.) et artistiques (dessins, tableaux, musiques, photographies, films, etc.). Cependant, qu’en est-il des correspondances ou des relations épistolaires pendant la période de cette crise sanitaire planétaire ?  Le présent projet s’intéresse alors à cet autre mode d’expression de soi, plus ou moins littéraire (pris au sens large du terme)à travers l’épistolaire chez les écrivain.e.s. La pratique épistolaire, en effet, traverse les époques sous de formes diverses. Les canaux, les modalités et les codes de la correspondance évoluent et varient selon les auteurs, la teneur, les intentions et le contexte de production/réception. À l’ère numérique actuelle et en contexte pandémique, notamment avec l’expérience du confinement, comment s’est déployée chez les écrivain.e.s la pratique épistolaire et quels ont été les enjeux d’une telle forme d’expression en période de crise ? C’est à cette principale question qu’entend répondre cet appel à contributions pour un ouvrage collectif. Aussi s’agit-il pour les écrivain.e.s, selon leur volonté et le cas échéant, de revisiter, de collectionner, de sélectionner, d’organiser, de transcrire ou réécrire et de sortir de la sphère privée pour rendre public leurs correspondances numériques ou non pendant la pandémie du Coronavirus. Les objectifs d’une telle initiative sont entre autres :

  • Partager ou témoigner (d’) une expérience individuelle et collective/sociale de cette période d’intranquillité, de fragilité et de vulnérabilité ;
  • Montrer comment le regard de l’écrivain.e se pose sur le monde en temps de crise de ce genre ;
  • Cerner l’impact négatif ou positif de la pandémie sur l’acte de création littéraire, à travers sa capacité à mettre l’écrivain.e à l’épreuve et/ou à l’œuvre sur le plan professionnel.

Cet appel s’adresse dès lors aux écrivain.e.s en particulier mais aussi à toute personne ayant eu une correspondance avec un.e écrivain.e pendant la pandémie. Ainsi, peuvent être prises en compte les orientations non exhaustives suivantes, qui mettent sous tension l’individuel et le social, le personnel et le professionnel, le privé et le public dans la communication épistolaire sous-tendue par un brouillage générique fécond :

  1. Correspondance entre l’écrivain.e et l’écrivain.e ou d’autres écrivain.e.s
  2. Correspondance entre l’écrivain.e et un.e autre artiste (musicien.ne, photographe, cinéaste, peintre, dessinateur/trice, comédien.ne, etc.)
  3. Correspondance entre l’écrivain.e et une personne non artiste (conjoint.e, enfant.s, proche.s, ami.e.s, journaliste.s, éditeur.s, agent.s littéraire.s, enseignant.s, etc.)
  4. Correspondance entre l’écrivain.e et ses lecteurs ou son public (fandom, site personnel, compte Facebook, etc.).

Les contributions, en français ou en anglais, d’une longueur comprise entre 2 à 20 pages (format Word ; police 12 ; interligne 1,5 ; marges normales) peuvent être soumises avant le 31 mars 2022 à l’adresse suivante:correspondancesdecrivains22[arobase]gmail.com

 Responsables du projet : – Jovensel Ngamaleu, poète et chroniqueur littéraire

                                            – Liliana Fosalau, poétesse et traductrice

CALL FOR CONTRIBUTIONS FOR A COLLECTIVE WORK

Writers’ correspondences during the Covid-19 pandemic: between the individual and the social, from private to public

The Covid-19 pandemic inspired literary works (poems, stories, novels, etc.) and artistic works (drawings, paintings, music, photographs, films, etc.). However, what about correspondence or epistolary relations during the period of this global health crisis?  The present project is therefore interested in this other mode of self-expression, more or less literary (taken in the broad sense of the term) through epistolary writing among writers. The epistolary practice, indeed, crosses the times under diverse forms. The channels, modalities and codes of correspondence evolve and vary according to the authors, the content, the intentions and the context of production/reception. In the current digital era and in a pandemic context, particularly with the experience of confinement, how has epistolary practice been deployed among writers and what have been the stakes of such a form of expression in times of crisis? It is to this main question that this call for contributions for a collective work intends to answer. It is also a question for the writers, according to their will and if necessary, to revisit, to collect, to select, to organize, to transcribe or rewrite and to leave the private sphere to make public their digital or not correspondences during the pandemic of the Coronavirus. The objectives of such an initiative include:

– To share or testify an individual and collective/social experience of this period of intranquillity, fragility and vulnerability;

– To show how the writer’s gaze is cast on the world in times of such crisis;

– To identify the negative or positive impact of the pandemic on the act of literary creation, through its capacity to put the writer to the test and/or at work on a professional level.

This call is therefore addressed to writers in particular, but also to anyone who has had a correspondence with a writer during the pandemic. Thus, the following non-exhaustive orientations can be taken into account, which put under tension the individual and the social, the personal and the professional, the private and the public in the epistolary expression underpinned by a fertile generic blurring:

1. Correspondence between the writer and the writer or other writers

2. Correspondence between the writer and another artist (musician, photographer, filmmaker, painter, draughtsman, actor, etc.)

3. Correspondence between the writer and a non-artist (spouse, children, relatives, friends, journalists, publishers, literary agents, teachers, etc.)

4. Correspondence between the writer and his/her readers or audience (fandom, personal website, Facebook account, etc.)

Contributions, in French or English, between 2 and 20 pages long (Word format; font: Time New Roman; size 12; line spacing 1.5; normal margins) can be submitted before March 31, 2022 to this address: correspondancesdecrivains22[arobase]gmail.com

 Project leaders: – Jovensel Ngamaleu, poet and literary columnist

                            – Liliana Fosalau, poet and translator

Anales de Filologia Francesca : Appel à contributions « Écritures du moi »

Un message de Mercedes Eurrutia et Concha Palacios :

Cher(e)s collègues,

Nous avons le plaisir de vous adresser un nouvel appel à articles pour le numéro 27 de la revue Anales de Filología Francesa, éditée par l’Université de Murcia.

Le numéro, à paraître avant le 30 novembre 2019, comprendra trois parties distinctes :

  1. a) Une Section monographique consacrée aux Écritures du moi, thématique permettant aux chercheurs des analyses très diversifiées, que ce soit sous une optique littéraire ou linguistique.

Dans l’histoire de la littérature, les catégories qui désignent communément l’écriture du moi sont très nombreuses : mémoires, confessions, souvenirs, essais, carnets, bloc-notes, journaux intimes, autobiographies, etc. Ces formes d’écriture ont été pratiquées dès le Moyen Âge et ont cela en commun de permettre à l’écrivain de se dire. Néanmoins, il nous est possible d’établir deux périodes distinctes : une première période pendant laquelle l’autobiographie constitue un univers caractérisé par le pacte de vérité – celle-ci constituait donc une production ultime dans la carrière d’un écrivain, lorsqu’était venu le temps des bilans et des confessions ; et une seconde période à partir des années 1970, pendant laquelle les écrivains remettent en question la séparation de la fiction et de l’autobiographie et se libèrent de l’exigence de vérité.

En effet, dans les années 1970, l’autobiographie se place au cœur de la vie littéraire. Ainsi, le « souci de soi », selon la formule de Michel Foucault, les inventions formelles de Georges Perec (Je me souviens ; W ou le souvenir d´enfance), de Barthes (Roland Barthes par Roland Barthes), de Doubrovsky enfin, en prétendant écrire une « fiction d’évènements et de faits strictement réels » contournent les reproches adressés à l’autobiographie traditionnelle. Le succès du genre donne lieu à un travail théorique important. En 1970, Jean Starobinski analyse ce qu’il appelle le « style autobiographique » et propose une première définition très claire du genre : il s’agit de la « biographie d’une personne faite par elle-même ». Philippe Lejeune publie en 1971 L’Autobiographie en France et en 1975 Le Pacte autobiographique, complétés par de nombreux ouvrages qui nuancent les définitions et ouvre un autre champ d’investigation en plaçant le questionnement théorique sur le plan de la poétique. Le débat portera ensuite sur la notion d’autofiction, proposée par Serge Doubrovsky. La question suscitera après 1980 de nombreux travaux – ceux de Béatrice Didier, Michel Beaujour, Vincent Colonna, Marie Darrieussecq, etc. En 1997 paraîtra L’Autobiographie de Jacques Lecarme et Éliane Lecarme-Tabone et plus récemment encore les travaux de Philippe Gasparini. L’autobiographie est, en effet, partout aujourd’hui : elle se trouve à l’origine de la fiction et des enquêtes documentaires, au théâtre, en poésie ; la plupart des écritures romanesques s’en inspirent ; elle occupe le cinéma et la photographie, et intéresse même les arts plastiques.

Ce numéro de Anales de Filología Francesa se propose ainsi de réfléchir sur la question du « moi » dans les littératures française et d’expression française, tant sur le plan thématique que sur le plan de la réception et de la critique littéraire. Ainsi, des articles portant sur des thématiques déjà identifiées, mais aussi sur des approches nouvelles, fruit de croisements disciplinaires ou de questionnements inédits ayant pour base les théories linguistiques, littéraires et didactiques, seront accueillis dans le numéro 27 de la revue.

Voici quelques pistes d’études envisageables :

–          L’autofiction avant l’autofiction : œuvres littéraires et critiques
–          L’ère de l’autofiction : dernier tiers du XXème siècle
–          Les propositions autofictionnelles au XXIème siècle
–          L’autofiction à partir de la littérature comparée : influences de et sur les auteurs du monde francophone
–          Problématiques et défis théoriques-critiques de la littérature autofictionnelle
–          L’écriture du moi versus d’autres genres textuels
–          Approches linguistiques de l´écriture du moi

  1. b) Une sélection de Varia pour des travaux de recherche sur des sujets divers concernant la littérature/culture, la réception/traduction, la linguistique/didactique, etc., dans le domaine de la langue française ou dans le rapport que celle-ci entretient avec d’autres langues.
  2. c) Une section Comptes rendus.

La date limite de réception d’articles et de comptes rendus sera le 30 Mai 2019. Les propositions seront envoyées à travers notre site web, et il faudra pour cela créer un compte d´utilisateur (http://revistas.um.es/analesff/user/register) en suivant les indications. En cas de doute, nous vous prions de contacter par courriel Concepción Palacios (concha@um.es) ou Mercedes Eurrutia (mercedes.eurrutia@um.es). Tous les articles reçus seront soumis à deux évaluateurs anonymes. Pour que l’article puisse être publié dans Anales de Filología Francesa, deux évaluations favorables sont indispensables. Les articles devront être conformes aux normes d’édition stipulées sur notre site  (http://revistas.um.es/analesff/about) Les auteurs peuvent s’y reporter ainsi qu’aux numéros précédents de la revue, à titre de référence.

En attendant votre participation, recevez nos salutations distinguées.

Mercedes Eurrutia

Concha Palacios

Appel à contribution pour le numéro « Romanesque et écrits personnels : attraction, hybridation, résistance (XVIIe-XXIe siècles) » de la revue Romanesques sous la direction d’Aurélie Adler et Anne Coudreuse.

Tout diariste, autobiographe, mémorialiste écrirait-il contre, tout contre, le romanesque ? À en juger par l’épigraphe du journal Se perdre d’Annie Ernaux, la pulsion romanesque serait gravée en chacun de nous et il reviendrait à l’écrivain.e de révéler ces élans anonymes, de leur donner forme et dignité. Pour ce faire, l’autrice de Se perdre commence par explorer en elle-même ce désir d’histoire qui prend la valeur d’un ex-voto au seuil du livre. Le romanesque relèverait-il d’une nécessité anthropologique sans quoi la vie humaine ne vaudrait pas la peine d’être vécue ? Au-delà du bovarysme qui affleure dans Se perdre comme dans d’autres écrits d’Ernaux, cette épigraphe suggère de multiples croisements entre romanesque et écriture de soi. Or cette tension des écrits personnels vers le romanesque, faite d’aimantation et de répulsion, mérite d’être questionnée plus largement….

 


Téléchargez la suite de l’appel ici

Les propositions d’articles (500 mots environ) accompagnées d’une bio-bibliographie indicative sont à renvoyer à Aurélie Adler (aurelieadler@gmail.com) et Anne Coudreuse (anne.coudreuse@yahoo.fr) pour le 15 janvier 2018.

Les articles de 35000 signes sont à remettre pour le 15 juin 2018.