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Appel à communications « Correspondance et magistère dans les lettres françaises » (16-18 novembre 2017)

Pierre-Jean Dufief et Jean-Marc Hovasse  vous prient de trouver ci-joint l’appel à communication pour le colloque « Correspondances et magistère dans les lettres françaises » qui aura lieu en novembre prochain à l’ENS Paris.

Correspondance et magistère dans les lettres françaises

16-18 novembre 2017, ENS Paris, salle des Actes

dir. Pierre-Jean Dufief et Jean-Marc Hovasse

Le colloque s’intéressera à la relation maître/disciple dans les correspondances à toutes les époques. Il s’agira de préciser les types de rapports qui s’établissent dans l’échange épistolaire : une relation bilatérale entre un maître et un disciple dans les correspondances croisées, une relation entre un maître et une école qui se constitue par le relais d’une correspondance, les liens entre un grand écrivain et son réseau, les rapports avec un large public dans le cas des lettres ouvertes.

La genèse de la lettre elle-même quand on peut la retracer, mais aussi la constitution des recueils de lettres depuis l’antiquité, leur diffusion, leur place dans l’enseignement à travers les âges permettront d’éclairer le statut de l’épistolier et son ethos.

Les formes et les contenus des lettres de direction seront examinés : direction spirituelle, philosophique, esthétique, morale. La lettre sera envisagée comme le moyen qui permet d’asseoir et de maintenir un pouvoir intellectuel ou spirituel. À cet égard, les correspondances jouent un rôle essentiel, analysé notamment par Sainte-Beuve, dans la constitution des écoles littéraires. La lettre apparaît ainsi comme un précieux document au service de l’histoire littéraire.

L’approche pourra être pluridisciplinaire (relation entre l’écrivain, le philosophe, l’artiste, le prêtre) et elle aura, tout naturellement, une dimension internationale.

On s’attachera à travailler sur des correspondances authentiques, voire inédites, mais à l’exclusion des fictions.

Comité scientifique Comité d’organisation
Nathalie Ferrand, DR CNRS ITEM
Eric Francalanza, PR Brest
André Guyaux, PR Paris IV
Jean-Marc Hovasse, DR CNRS ITEM
Alain Pagès, PR émérite Paris III
Pierre-Jean Dufief, PR émérite Nanterre
Claude Knepper, CR CNRS ITEM
Jean-Sébastien Macke, IE CNRS ITEM
Catherine Thomas, MCF Brest 

Les propositions de communications sont à adresser à : pierre-anne-simone-dufief@wanadoo.fr ou à jmhovasse@gmail.com avant le 26 mars 2017. Les actes seront publiés dans le numéro XXXI des Travaux de littérature en novembre 2018. Nous prendrons en charge les repas des intervenants.

 

Colloque « Les formes de l’enquête » (Saint-Etienne, les 6, 7 et 8 avril)

Capture d_écran 2017-03-17 à 20.33.48Danièle Méaux nous prie d’annoncer la tenue du colloque interdisciplinaire « Les formes de l’enquête » qui se tiendra à l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne les 6, 7 et 8 avril 2017.

Nombreux sont les artistes contemporains qui ne dissocient plus le processus de création d’une volonté de compréhension de la société où  ils vivent. Au travers de leurs médiums, ils mènent une forme d’investigation qui emprunte certaines méthodes au champ des sciences humaines. Cette enquête peut porter sur les modes de vie ordinaires, l’aménagement de l’espace, les conditions de réalisation de certains faits divers, les traces du passé décelables au sein du présent, etc.

Si ces artistes s’inspirent peu ou prou de démarches scientifiques, il est loisible de penser que leurs travaux nourrissent en retour la recherche menée en histoire, en sociologie ou en géographie. Ce colloque permettra d’interroger les échanges, les transferts et les convergences actuelles entre le champ de l’art et celui des sciences humaines.

On pourra, entres autres, y entendre plusieurs interventions sur les récits personnels ou récits de vie : Aline Caillet ( « L’enquête, formes de vie, formes de récit : de quelques explorations périphériques »), Philippe Kaenel ( « Enquête de soi : Sol Lewitt, Autobiography (1980) et la nature morte »), Véronique Montémont (« Historien(s) de soi » . L’artiste canadienne Eugenia Reznik présentera également son travail, intitulé « Transmettre un récit du déracinement »

Le programme intégral est disponible ici.

Contact et informations :
martine.patsalis@univ-st-etienne.fr
04 77 42 16 61

 

L’écrivain vu par la photographie Formes, usages, enjeux

David Martens, Jean-Pierre Montier et Anne Reverseau  avaient organisé à Cerisy-la-Salle, à l’été 2014, un colloque majeur sur la façon dont la photographie représente les écrivains et sur les rapports qu’eux-même entretiennent avec leurs propre portraits. De cette rencontre est né un riche volume illustré qui détaille quelques-unes de ces modalités d’incarnation de l’écrivain par la photographie. Outre des études sur les figures majeures de la littérature, du XIXe siècle (Balzac, Hugo, Mallarmé, Zola) au XXIe, en passant par le XXe (Beckett, Claude Cahun), on trouvera plusieurs articles traitant de la relation à la photographie ou au(x) portrait(s) des écrivains autobiographes, notamment Annie Ernaux (N. Froloff), Édouard Levé (M. de Jonghe), ainsi que l’étude transversale d’un corpus de 120 couvertures d’autobiographies de la seconde moitié du XXe siècle (V. Montémont) . Bonne lecture !


1488279440Que voit-on des écrivains dans leurs photographies ? Ce livre entreprend une vaste réflexion, tant historique que philosophique ou sociologique, en lien avec la photolittérature, c’est-à-dire le rapport complexe entretenu entre écriture et photographie. À travers 25 contributions illustrées, cet ouvrage examine comment la littérature, le journalisme, l’enseignement, la publicité et le monde muséal usent de ces images et comment la photographie a changé la relation des lecteurs aux auteurs, du milieu du XIXe siècle à l’ère du num&ea cute;rique. Avec le soutien du CELLAM de l’université Rennes 2, la région Bretagne, Rennes Métropole, le centre MDRN de l’université de Leuven, le centre culturel international de Cerisy-la-Salle, la Fondation Jan-Michalski pour l’écriture et la littérature.

David Martens est professeur de littérature française moderne et contemporaine à l’université de Louvain (KU Leuven). Membre fondateur du groupe MDRN (www.mdrn.be), il s’intéresse aux modes de constitution et de médiation de la figure de l’écrivain (signature, entretiens, iconographie).

Jean-Pierre Montier est professeur de littérature française à l’université Rennes 2. Il a créé en 2012 le site phlit.org, consacré à la photolittérature. En 2015, lauréat avec Suzanne Guerlac du France-Berkeley Fund, il a publié Transactions photolittéraires (PUR). En 2016, avec Marta Caraion (professeur à Lausanne), il a été commissaire de l’exposition « Photolittérature » à la Fondation Jan-Michalski.

Anne Reverseau est chercheuse à l’université de Louvain (KU Leuven). Spécialiste des modernités poétiques, elle travaille sur tous les types de rapports entre photographie et littérature : esthétique documentaire, livres photo-illustrés et portraits d’écrivains.

ISBN : 978-2-7535-5215-9
Prix : 32 €
Format : 22 x 28 cm
Nombre de pages : 304 p
Illustrations : Couleurs et N & B
ISBN : 978-2-7535-5215-9
Prix : 32,00 €

Source : Presses Universitaires de Rennes

Site « Les Amis d’Yves Navarre »

Yves Navarre, auteur célébré en son temps – il obtint en 1980 le prix Goncourt pour Le jardin d’acclimatation –, est aujourd’hui injustement oublié du paysage autobiographique. Depuis de longues années, Sylvie Lannegrand (Université de Galway) milite pour un renouvellement de la recherche autour du vaste corpus autobiographique, romanesque et dramatique légué par l’écrivain. Elle a, à ce jour, organisé un colloque international, à Galway (2014) en a co-organisé deux autres à Paris (2015) et Montpellier (2016) et supervisé la réédition d’un grand nombre des romans épuisés de l’écrivain chez H et O Éditions, qu’elle a préfacés. Par ailleurs, deux « Cahiers Navarre », regroupant articles et études, sont nés des rencontres qu’elle a organisées.

Depuis 2014, ces initiatives ont été l’occasion de fédérer un groupe de passionnés, certains universitaires, d’autres non, « Les Amis d’Yves Navarre ». Ils se sont donnés pour tâche de participer à la diffusion de la mémoire d’Yves Navarre et à l’étude de son œuvre, tant auprès d’un public de spécialistes universitaires que d’amateurs de l’écrivain, afin de le faire (re)découvrir.

Depuis 2016, « Les Amis d’Yves Navarre » proposent un riche site web, animé par Karine Beaudoin, qui est un véritable trésor pour les amateurs de Navarre : textes inédits, ressources bibliographiques et critiques, archives audio et vidéo, collectionnées et remises en ligne, créations scéniques autour de l’oeuvre,  manifestations et actualités. N’hésitez pas à lui rendre visite à l’adresse : http://www.amis-yvesnavarre.org/

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Séminaire « Manuscrit francophone » : la genèse du « Dernier des justes » d’André-Schwartz-Bach (7 avril 2017, 14h-17h)

Notre ami Jean-Pierre Orban nous informe de la tenue de la communication de Francine Kaufmann sur la genèse du Dernier des Justes d’André Schwarz-Bart (la présentation détaillée de la communication et de l’intervenante est annexée ici). Cette séance aura lieu le vendredi 7 avril de 14 à 17 heures à l’ENS, 29 rue d’Ulm, Paris, salle C 235 C.

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Elle inaugure un groupe de travail au sein de l’Institut des textes et manuscrits modernes (équipe Manuscrit francophone), autour des oeuvres d’André et Simone Schwarz-Bart.

Elle sera l’occasion de raviver le souvenir d’un roman majeur et ouvrira des perspectives de recherches et d’échanges pour une meilleure compréhension des oeuvres de deux écrivains à l’écriture remarquable et au destin singulier.

A la fin de la séance, Jean-Pierre Orban aura l’occasion de rendre brièvement compte de sa « mission » dans les archives des Schwarz-Bart à Goyave, Guadeloupe.

L’entrée est libre.

Colloque « Annie Ernaux, les écritures à l’œuvre » (Amiens, 16-17 mars)

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Rappelons la tenue du colloque « Annie Ernaux, les écritures à l’oeuvre », qui aura lieu à l’université d’Amiens les 16 et 17 mars 2017. Cette manifestation est co-organisée par Aurélie Adler (Amiens), Julien Piat (Grenoble) et Véronique Montémont (Nancy). En voici le programme.

16 mars : Recherches énonciatives

9h30 : Accueil des participants
10h : Ouverture du colloque

Matinée : Trouver sa voix

10h30 : Pierre-Louis Fort : « Résistance du récit : texte et métatexte chez Annie Ernaux »
11h : Véronique Montémont : « Trouver sa voix autobiographique : de Se perdre à Passion Simple »
11h30 : Maya Lavault : « Lettres de filles : les usages de la lettre chez Annie Ernaux »

Discussion

Pause déjeuner

Après-midi : Discours de soi, discours des autres

14h : Bérengère Moricheau-Airaud : « La représentation de discours non actualisés dans Mémoire de fille : les tâtonnements du souvenir »
14h30 : Barbara Havercroft : « (Auto)citation et autoreprésentation dans Mémoire de fille »

Discussion

15h15 : Zoreh Nassehi : « De la subjectivité de l’énonciation dans l’écriture objective d’Annie Ernaux »
15h45 : Lorenzo Flabbi  : « Traduire Annie Ernaux »

17 mars : Écrire le monde

 Matinée : L’écriture à l’épreuve du moi et du monde extérieur

9h30 : Nathalie Froloff : « L’Art de la liste »
10h : Maryline Heck : « Y’a-t-il une poétique des écritures du quotidien ? Le cas Ernaux »

Discussion

11h Florence de Chalonge : « Le singulatif et l’itératif dans Écrire la vie d’Annie Ernaux »
11h30 François Dussart : « Des récits fantômes de déambulations hypnotiques : pour une lecture poétique d’Annie Ernaux »

Discussion

Pause-déjeuner

Après-midi : L’écriture en dialogue

14h : Fabien Arribert-Narce : « Ekphraseis photographique dans Mémoire de fille »
14h30 : Jean-Benoît Gabriel : « Cinématographie de l’écriture chez Annie Ernaux »

Discussion

15h30 : Ania Wroblewski : « Annie Ernaux et la presse »
16h : Marie-Laure Rossi (sous réserve) : « La langue de l’entretien »

Discussion

La participation est libre et gratuite. Pour tous renseignements pratiques, contacter  aurelie[point]adler@yahoo.fr

Lancement de « Résistances intérieures »

L’université de Galway et le Moore Institute ont mis à l’honneur le volume Résistances intérieures en organisant son lancement irlandais qui a eu lieu de 22 février 2017 à Galway. La cérémonie, présidée par Dan Carey, directeur du Moore Institute, et Phil Dine, chef du phil-dinedépartement de français – qui a brillamment présenté le livre à l’auditoire – , a réuni autour des deux éditrices scientifiques de nombreux collègues et étudiants de Sylvie Lannegrand, membre de l’équipe « Autobiographie et correspondances ». Un amical hommage à Catherine Viollet, l’une des inspiratrices de ce volume,  auquel elle a contribué par un article sur Micheline Bood, a été également été rendu à cette occasion. Rappelons que le livre était né d’une coopération franco-irlandaise développée grâce à un programme Ulysses et que le séminaire, pour l’occasion, s’était délocalisé à deux reprises en Irlande. Merci aux collègues galwaysiens pour leur chaleureux accueil et ce moment inoubliable !

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